Se reconnecter à la nature avec son jardin

 

Les jours, les semaines et les mois, je ne les vois « presque » plus passer depuis je suis devenue accroc à la terre. Au début de notre aventure, j’ai imaginé notre jardin pour passer le temps. Mais quand la nature vous rend ce que vous lui donnez, une certaine magie opère et vous sentez qu’en vous le changement est en cours.

Dès l’arrivée du printemps, je suis sortie de la tiny et j’ai observé notre terrain. Pas question d’empiéter sur la partie réservée au maraîchage de mon Doudou donc j’ai commencé à rêvasser sur la partie derrière notre petite maison. Et si je plantais pour cet hiver afin d’être autonome?

Mais entre envie et réalité, il faut se montrer prudent. Je demande des conseils à mon spécialiste de la permaculture et je dévore tous les livres que je peux sur le sujet.

Je vous livre donc mes « petits » conseils car j’ai commis des erreurs de débutante mais c’est aussi comme cela que l’on apprend.

La première chose avant de commencer votre potager est de connaitre la nature de votre sol car à chaque jardin sa terre qui a ses propres caractéristiques et vous pourrez donc savoir ce que vous pouvez lui apporter ou pas.

Il existe plusieurs catégories:

  • Sol limoneux
  • Sol sableux
  • Sol argileux

https://www.un-jardin-bio.com/connaitre-sol/

N’étant pas une spécialiste, je vous recommande de vérifier vos sources auprès de professionnels.

Notre parcelle de terre se trouve près des vignes, exposition plein soleil, très peu d’arbres (sauf ces magnifiques chênes sous lesquels se trouve la tiny), rien ne ralentit les rafales de vent qui viennent du sud ouest et notre sol est sableux-limoneux. Pour résumer, la terre est sèche, très pauvre en matières organiques et il m’est apparu rapidement qu’il nous fallait des réserves d’eau. Nous avons trouvé gratuitement un récupérateur 1000l sur le bon coin et des tonneaux sont éparpillés près du jardin.

Tous les éléments de votre terrain sont importants et vous permettront de réaliser la biodiversité nécessaire pour l’équilibre de votre jardin.

 

Lorsque j’ai imaginé notre jardin, je le voulais pratique et joli; cependant je ne m’étais pas assez informé sur notre sol et j’ai commis quelques impairs. La bonne volonté ne suffit pas et je pensais naïvement que je pouvais tout planter.

Heureusement il existe des solutions à tout problème.

Pour ce type de sol, il est capital de le nourrir avec de l’engrais riche en azote, fumier et primordial de protéger les plants grâce au paillage.

Nourrissez le sol 

La première fois que j’ai creusé avec une pèle, j’ai cru j’allais tombé tellement la terre était dure…!

Après arrosage, j’ai réitéré mais ce fut laborieux. Après quelques heures à retourner la terre, buter sur des cailloux encore et encore, j’ai enfin trouvé un vers de terre mais pas comme sur la photo; il est si petit et seul.

Mon petit conseil est d’apporter de l’engrais afin d’améliorer la qualité du sol.

 

Pratiquez le paillage

Le paillage ou mulch au jardin. Une récente recherche archéologique a démontré que les mayas utilisaient la technique du paillage. Pas mal non?

Les avantages:

  • Evite le développement des herbes indésirables autour des plantes dans les massifs, des arbres et des arbustes.
  • Garde l’humidité au niveau du sol. L’arrosage devient bien souvent inutile même en plein soleil.
  • Protège des souches de plantes contre les fortes gelées.
  • Protège du sol.
  • Permet le développement de la microfaune nécessaire au bonne équilibre de votre terre
    en se décomposant.
  • Apporte de la matière organique au sol, l’humus indispensable à sa bonne structure.

Pour couvrir les légumes, les arbres fruitiers, certaines fleurs j’utilise la tonte. Lorsque je désherbe, je met tout sur le côté avec les feuilles qui tombent et je tonds: rien ne se perd.

 

 

Favorisez de la biodiversité 

  • Miser sur une diversité de fleurs afin d’obtenir une floraison toute l’année qui sont utiles aux abeilles et autres pollinisateurs.
  • Mettez en place des habitats diversifiés: compost, mare, hôtel à insectes.
  • Les haies naturelles nous amènent la compagnie de magnifiques oiseaux qui mangent certains insectes, créent une protection contre le vent et un ombrage pour certaines variétés.

 

Evitez les pesticides

Les pesticides ont un but: détruire les « indésirables » au dépend de la protection de l’environnement et de notre santé. Mais n’oublions pas que ces « indésirables » font partis de notre biodiversité. Chaque élément a un sens dans la nature donc si toutefois vous désirez éliminer pucerons, limaces, rongeurs ou maladies, préférez les solutions écologiques. Vous en trouverez ici

https://www.pinterest.fr/  

https://www.autourdunaturel.com

https://www.consoglobe.com

 

Respectez les animaux sauvages

Nourrissez les oiseaux du jardin avec des graines et de l’eau: ils adorent! Les hérissons sont des alliés naturels contre anti-limaces, escargots, araignées, les lézards mangent les insectes, mouches. Nous sommes envahis par les perce-oreille et j’ai découvert récemment qu’ils ne sont pas que végétariens et qu’ils sont friands de pucerons, aériens et sont des protecteurs dans les vergers et arbres fruitiers. Les crapauds adorent les limaces ce qui évite l’utilisation des produits anti-limaces très nocifs.

Ramenez la vie dans un jardin et la vie animale trouvera son équilibre.

 

Vérifier la nature de vos fruits ou légumes

Chaque légume ou fruit a des spécificités. Ils aiment le soleil, l’ombre, mi-ombre. Votre climat a autant d’importance que votre sol. Posez vous les bonnes questions, de quoi ai-je besoin pour assurer mes jours présents et futurs? Aurais je sur ce terrain, assez de soleil, de vent à capter, mais aussi de précipitations ( l’eau c’est la vie !). Qu’en est il des températures ? Gels ?  Y-a-t’il des risques climatiques importants : inondations, incendies, sécheresse, niveau de la mer…

 

J’ai fait, défait et refait! Voici le résulat cependant je vais lui apporter encore des modifications car les zones d’ombre ne sont pas assez nombreuses.

 

Comme vous pouvez le voir, il y a beaucoup de structures en bambou. Elles sont là pour le maintien des potimarrons, des tomates et des futures plantes grimpantes qui amèneront de l’ombre donc un peu de fraicheur .

   

J’ai aussi voulu garder notre esprit récup’.Rien de se perd, tout se transforme.

Des amis allait mettre à la déchèterie leurs déchets verts et surprise: des branches, troncs…

J’ai créé une délimitation avec des portes et des branches que j’ai enfoncé au sol, quant aux troncs, ils ont servi pour encadrer les plantations.

  

Mon moment préféré est le matin où comme un rituel, pendant que le café refroidit dans la tasse, je me promène dans le jardin et chaque jour est une découverte sur une plante, une fleur, un légume. Je remercie Mère Nature de ce privilège.

 

Un homme que j’admire énormément a dit:

Je trouve que c’est une belle conclusion pour cet article.

A bientôt!

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