Bilan de 8 mois de vie dans une tiny

 

La caravane tiny a bien changé depuis ses débuts. Mais je vous réserve un dossier complet pour le prochain article.

Il me tenait à coeur de vous racontez ces 8 mois dans notre nouvel habitat que nous avons voulu sur le principe des Tinyhouses (petit mais concentré) avec son lot de bonnes et de moins bonnes choses.

L’hiver m’a paru interminable avec la pluie, le vent et ces journées si courtes. Me retrouver seule sans ma famille, coupée du monde extérieur…

A ce sujet, je vous raconte la petite anecdote du mois de Décembre où je suis allée faire quelques courses et je me suis interrogée sur le fait qu’il y avait beaucoup de monde sur les rond-points avec des gilets jaunes… Ce fut la seule et unique fois car maintenant je survole l’actualité de la presse.

Mon mari travaillant toujours sur la région Parisienne, la solitude n’a pas forcément été une amie et puiser de l’énergie, que je n’avais pas, a fait que même écrire sur ce blog que j’aime tant et partager avec vous cette aventure m’a paru insurmontable. La venue de ma fille durant une semaine m’a redonné du peps et je vais donc vous raconter ces quelques mois.

Pendant cette longue période hivernale, je me suis remise en question sur tous les points: mon rôle de femme, de mère, d’amie et mon implication dans ce que je veux réellement défendre et représenter.

Cette aventure m’apprends tellement sur moi même que je ne regrette en rien notre changement de vie et j’affirmerai volontiers qu’elle est la solution pour tous ceux qui ne peuvent s’acheter un bien immobilier et ceux qui comme nous sont dans une démarche écologique et minimaliste.

Apprendre à se détacher de nos biens est difficile mais pas impossible car je pense que ce qui vaut la peine d’être vécu est l’amour, le partage et la bienveillance des uns envers les autres. Ce n’est pas une utopie. Notre monde est égoïste et chacun vit de son côté sans penser à l’autre. Combien connaissent leurs voisins, leurs amis? J’entends par là, pas les commérages colportés par des personnes attentionnées mais tout simplement leur prénom ou ceux de leurs enfants. Un simple bonjour est devenu « une agression », la personne ne vous réponds même pas et détourne la tête. Nous avons perdu les valeurs qui font  de nous des êtres humains et on se demande pourquoi tout part en vrille…

Vous pouvez accuser le gouvernement, les immigrés, les sans abris (et tous les autres) mais je réalise aujourd’hui que les seules personnes tributaires de leur destin: c’est nous. Il est très facile de blâmer l’autre et de ne pas se remettre en question mais si au lieu de cela, nous apprenions à voir autrement. Modifier notre façon de consommer, manger local et acheter d’occasion. Je ne veux faire aucune morale mais je suis une personne qui a vécu dans un 180m2 et qui a presque tout lâcher pour un peu plus de 10m2 donc je peux essayer d’aider ceux qui souhaite à changer.

Lorsque vous vous dépossédez de vos biens, il y a comme une sorte de lâcher prise avec vos racines et le plus difficile est sans doute de se reconnecter à l’essentiel. Vous vous dites certainement que la définition de l’essentiel est très personnelle et vous avez raison.

Mais il y a un point qui est universel: notre terre.

Mon regard sur le monde a changé. Il n’y a plus de colère en moi, des interrogations certes mais plus cette rage qui m’empêchait d’avancer et de profiter pleinement de la vie.

Avec l’arrivée du printemps, je suis sortie de ma tanière et j’ai observé…

Le monde ne va pas changer mais moi je peux donc il me fallait retrousser mes manches.

Etre au milieu de la nature vous accorde des privilèges incroyables. J’ai appris à vivre avec le chant des oiseaux au lever du jour, du vent qui souffle dans les branches des chênes qui entourent la tiny, de la pluie qui est devenue un bonheur car elle remplie les réserves d’eau, un bien si précieux. Je ne me sens plus le droit de passer à côté des éléments qui m’entourent et de ne pas les respecter. J’ai découvert une sorte de symbiose entre eux et moi auquel je ne m’attendais pas. Me voir semer, bêcher, planter et surtout prendre le temps de regarder pousser: je n’ai pas de mots pour décrire tout cela.

Chaque matin, en même temps que mon café, je me balade dans le jardin et j’admire non pas mon travail mais celui de la nature car je ne suis qu’une main qui fait des essais dans le processus de la vie. Je me suis passionnée pour les plantes et leurs histoires. Je m’enrichis de ces connaissances afin d’être en parfaite harmonie avec la nature et je me nourris de cette chance qui m’a été donnée.

Je vous ai préparé plein d’articles sur la permaculture, la construction de toilettes sèches, des recettes de beauté avec les plantes et bien d’autres encore. Merci à vous de nous lire et de partager notre bonheur.

A bientôt!

 

 

 

 

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