Retour sur un métier oublié: Fileuse

 

Il y a des rencontres qui ne sont pas dues au hasard et celle-ci en fait partie. Nous partons à Talence, Sud Ouest de la France voir des amis dans leur pub Irlandais « the Yorkshireman ».

En ce mois de Mars, le soleil nous fait une magnifique apparition et illumine la journée, nous balayant les mois d’hiver qui s’éternisaient un peu.

Nous traversons le pub pour nous diriger vers la « tea room ». Une femme est assise sur un tabouret et travaille avec un superbe objet en bois que je n’avais jamais vu.

Rencontre avec Maria, fileuse et amoureuse de la laine.

Son parcours atypique peut en surprendre plus d’un. En effet, Maria est retraitée de la Gendarmerie mais son chemin de vie l’a amené précisément là où elle désirait, caché dans les méandres de son subconscient. Après une énième hospitalisation, ce fut la révélation:  » Je vais écouter mon corps et mon coeur non ce que la société veut faire de moi… »

Et comme la vie a quelque chose de magique (normal, elle est celte !), elle lui a offert une rencontre avec la laine. De là est née une passion pour cette matière qu’elle a voulu reproduire comme le faisait nos arrières grand-mères avec le rouet. Le quoi ?

Rappelez-vous dans le conte de la « belle au bois dormant », la princesse s’est piquée avec la quenouille d’un rouet !

Filer est un art ancestral, le travail de la fibre lainière, sur le rouet, avec la quenouille et le fuseau.

 

Et ce fut le début d’une magnifique histoire d’amour entre Maria et la laine car les fées se sont penchées sur elle pour lui offrir un don. Le respect de la matière à l’état brut pour en faire une écharpe, un châle et tout autre accessoires de mode ou décoration à la demande.

Notre bretonne récupère la laine des moutons chez les producteurs qui la jettent puis la file, à l’ancienne, dans le respect du produit et des animaux.

Nous avons échangé, partagé: un moment inoubliable pour moi. Et au fil de nos discussions, je lui parle de notre démarche et lui fais part qu’il me manque des éponges  » tawashi « dans la cuisine. Les Tawashi sont des lavettes écologiques en laine provenant du Japon afin de faire la vaisselle ou de se laver tout simplement.Ils  ne dégagent pas d’odeurs nauséabondes et ne deviennent pas un nid à bactéries puisque la laine est naturellement antibactérienne.

C’était sans compter sa réactivité! « Je t’en fais si tu veux ». Me voilà combler en repartant avec 2 superbes tawashi en crochet et autres commandes!

 

 

Aucun hasard n’existe dans ce monde, vous croisez des hommes et des femmes qui, comme vous, veulent rendre leurs lettres de noblesse à ces beaux métiers oubliés.

Un retour aux valeurs qui fondent notre terre pour le mener vers l’infiniment beau.

 

Vous pouvez retrouver Maria sur:

  • Instagram : Lilith_devote
  • Facebook : « lafileusedutemps »

 

 

Laisser un commentaire